Les petits orages de Marie Chartres

Synopsis: Depuis un an, la vie de Moses Laufer Victor a changé. Il y a les signes extérieurs, la jambe blessée, les boutons qui explosent sur son visage comme des volcans, et la rage incontrôlée qui s’exprime comme elle peut.
Il y a les choses qui restent en lui, les souvenirs de l’accident, les mots qu’il n’arrive plus à dire avec ses parents, qui sont comme des orages en dedans.
Et puis, il y a tout ce que l’on ne connaît pas encore. Un jour, au lycée, arrive Ratso, un Indien. Il a ses secrets lui aussi, il a sa colère. Mais il a surtout besoin que Moses l’accompagne à Pine Ridge, pour rendre visite à sa soeur.
Parce que chacun, à sa façon, doit sortir de sa réserve.

Avis: Ça fait longtemps que je vous promets ma chronique des Petits Orages de Marie Chartres, que j’ai eu la chance de rencontrer en vrai au salon du livre à l’occasion du Prix des lecteurs.Donc, trêve de bavardages, place à la chronique!
Ce livre parle de Moses, un jeune homme qui possède un handicap, dû à un accident de voiture. Mais, il n’est pas seulement « désavantagé » (selon lui) par ce handicap mais aussi par la quantité astronomique de boutons qui couvrent son visage. De plus, Moses n’a qu’un seul ami, un jeune garçon qui le suit partout et qui collectionne des cartes d’un jeu. Un jour, un nouvel élève arrive au lycée, Ratso, un indien qui arrive justement le jour de l’exposé de Moses Laufer Victor sur les Lakotas. Ratso trouve cet exposé mauvais, copiant les textes Wikipédia et ne traduisant pas du tout la réalité de la vie dans la réserve. Il va donc se rapprocher de Moses afin de lui ouvrir les yeux, sur la réserve, mais aussi sur la vie en général.

Je dois vous avouer que Moses me tapait un peu sur les nerfs au début, il se plaint tout le temps et se place en victime pour tout, oubliant ses proches qui souffrent aussi. Heureusement au fil du livre il évolue et je l’apprécie plus sur la fin. Par contre, je préfère de loin Ratso que ce soit au début ou à la fin, il est plus « ouvert » et facile à approcher, et reste joyeux malgré ce qui lui est arrivé. Les deux personnages forment un duo surprenant, qui va s’aider mutuellement à évoluer.

C’est une lecture tout en délicatesse et en douceur, avec une joie et un enthousiasme que Marie Chartres réussi à nous transmettre avec justesse.

Citations préférées:

« J’étais lié au hasard, à un souffle, à l’immensité de l’océan. J’étais en plein Pacifique ou en plein Atlantique, je m’en fichais, j’avançais, je dérivais et j’appréciais. »

« Je me suis senti démuni en mots parce que le terme « merci » aurait été beaucoup trop petit par rapport à tout ce que j’avais envie de lui dire. J’ai préféré le silence qui était beaucoup plus large et plus fécond. On y faisait entrer tellement de grands mots silencieux, des immenses et des majestueux. Je savais que Sherman le comprendrait. »

Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez aussi:

La sélection du Prix des lecteurs, dont vous pouvez trouver la liste ici et entendre parler ici.

Publicités

Une réflexion sur “Les petits orages de Marie Chartres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s