L’Ile des esclaves, suivi de La Colonie de Marivaux

Synopsis: Marivaux n’est pas seulement le magicien des ravissements, des confusions et des conspirations amoureuses. Notre siècle, qui a le goût des paraboles sociales, redécouvre ses pièces en un acte, comme cette Colonie subversive où les femmes ont l’idée de prendre le pouvoir… L’île des esclaves est aussi une utopie, entre la fable philosophique et la comédie à l’italienne. Sur l’île de  » nulle part « , deux couples de maîtres et d’esclaves échangent leur condition le temps d’un  » cours d’humanité « . Le serviteur se donne trois ans pour corriger le seigneur de sa barbarie et de sa superbe, trois ans pour le rendre humain, sensible et généreux. Venu d’une époque qui ne connaissait pas la lutte des classes, ce conte étonne par son amertume et sa souriante cruauté.

Avis: Bonjour tout le monde! Je vous partage aujourd’hui ma chronique de L’Ile des esclaves de Marivaux, une pièce de théâtre. Ce genre de chronique est assez rare sur le blog, pourtant j’apprécie vraiment ce genre. Cette pièce de théâtre m’a beaucoup plu, bien plus que ce à quoi je m’attendais!

Bien que la pièce soit écrite au 18e siècle, le style est très fluide et la compréhension est totale! De plus, dans l’édition que j’ai acheté, il y a des petites notes pour expliquer certains mots, bien que ça ne m’ait pas été très utile.
J’ai trouvé cette pièce très intéressante, tout d’abord par son sujet: la domination Maître-Esclave qui s’inverse.

L’ouverture de la pièce se fait sur l’arrivée des héros sur une île perdue au milieu de la mer Méditerranée, l’Ile des esclaves, dont l’objectif est de faire réaliser aux maîtres les mauvais traitements qu’ils font subir à leurs esclaves. Pour cela, ils échangent leurs rôles, les esclaves deviennent maîtres et les maîtres esclaves. Nous assistons alors à deux réactions bien distinctes pour les esclaves, Arlequin et Cléanthis, Arlequin nouveau Seigneur Iphicrate se comporte comme un maître mais n’est pas particulièrement rancunier des actions de son maître, il ne cherche pas à se venger de ce qu’il a pu lui faire. a l’inverse, Cléanthis prend plaisir à humilier sa maîtresse Euphrosine qui cherche à profiter de son statut pour « acheter » son départ.

Par ailleurs, L’Ile des esclaves m’a fait sourire et même parfois rire, au grand désarroi de mon père assis à côté de moi et qui ne comprenait pas comment je pouvais rire en lisant une pièce datant du 18e siècle. C’est là pour moi tout le talent d’un bon dramaturge, il arrive à transmettre des idées et des émotions à travers les âges, à faire sourire des lecteurs qui ne lui sont pas contemporains.

A la suite de L’ile des esclaves il y avait une deuxième pièce, La Colonie, qui présente une colonie où les femmes essayent de prendre le pouvoir ou du moins d’en acquérir un peu puisqu’elles sont cantonnées au rôle de femmes au foyer. Cette deuxième pièce était également intéressante, et malheureusement ,300 ans après, toujours d’actualité. Même si les femmes ont plus de pouvoirs qu’avant, l’égalité homme/femme n’est toujours pas atteinte. J’ai moins aimé cette pièce, que j’ai trouvé plus confuse, mais elle m’ a tout de même bien plu.

Bref, deux lectures très agréable qui m’ont surprise.

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